Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 12:06

 

 

Désolations de David Vann

 

 

desolations

  • Editeur : GALLMEISTER
  • Parution: août 2011
  • Nombre de pages: 304
  • Collection : Nature Writing
  • ISBN-10: 2351780469

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Gary aurait pu être professeur d’université mais pour se rapprocher de son idéal de vie proche de la nature, il a entraîné sa femme Irene, dans une vie reculée en Alaska. Après 30 ans de mariage et une vie sans grand éclat, Gary veut réaliser ce dont il a toujours rêvé : construire une cabane sur un îlot isolé. Pour Irene, Gary a toujours des projets complètement fous, utopiques qui sont voués à l’échec car trop précipités et improvisés mais impossible de le raisonner, il va donc falloir retrousser ses manches pour l’aider. Rhoda, leur fille s’inquiète beaucoup, d’autant plus que la santé de sa mère devient de plus en plus préoccupante et que le mauvais temps se lève…

 

Après l’inoubliable Sukkwan Island, David Vann revient avec son deuxième roman Caribou Island (Désolations). On y retrouve certaines résonances thématiques, à la différence cette fois-ci que ce n’est pas la relation père/fils qu’il interroge – bien que les rapports familiaux restent présents – mais le couple et plus particulièrement le mariage. Il y a ceux qui veulent y croire malgré le doute (Rhoda et Jim), ceux qui n’y croient plus et voire regrettent (Irene et Gary), d’autres qui ont semble-t-il une relation très fusionnelle (Mark et Karen), et enfin ceux qui n’étaient visiblement pas fait l’un pour l’autre (Monique et Carl).

Face à ce cercle de l’intime se dresse l’immensité de la nature, qui nous parait encore plus hostile que dans Sukkwan Island. Le cadre glacial, tempétueux, nous offre en effet un univers où la tension dramatique est à son comble.

Les courts chapitres s’enchainent, alternant les points de vue des protagonistes. La tension est palpable et ce, dès les premières pages. Au fil du récit, l’étau se ressert et le lecteur retient son souffle.

A la lecture de ce drame psychologique, on ne peut que s’interroger sur notre condition humaine : peut-on vivre seul ? à deux ? Quelle relation entretenons nous avec l’autre ? à ces questions David Vann semble pessimiste.

 

"On peut choisir ceux avec qui l'on va passer sa vie,

mais on ne peut pas choisir ce qu'ils deviendront".

 

Caribou Island qui n’était au début qu’une nouvelle se transforme ici en récit dense et poignant, dont la fin tragique semble inéluctable…

 

 

Désolations est ma contribution au Match de la rentrée littéraire organisé par Priceminister, que je remercie pour l'envoi.

 

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Par **Fleur** - Publié dans : Littérature Etrangère
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