Mardi 9 mars 2010
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L'attrape coeur de J.D. Salinger

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Editeur : Pocket
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Nombre de pages: 252
Résumé:
Ce roman relate les deux jours d'errance d'un jeune adolescent, Holden Caulfield, renvoyé de l'université quelque temps avant Noël.
Par peur d'affronter ses parents car ce n'est pas la première fois qu'il est renvoyé d'un établissement, Holden décide de ne pas rentrer chez lui et de parcourir les rues de New York. Seul et
face à lui même, il se traine comme une âme en peine, écumant les bars et quelques lieux sordides. Il ne recherche qu'une chose: un peu de compagnie et faire face à ses angoisses concernant
son avenir.
Avis: 


Avec la mort récente de Salinger, Nepha proposé de faire de ce livre une lecture commune. Ayant encore des lacunes sur certains
romans cultes, je me suis donc penchée avec plaisir sur ce roman. J'ai été surprise au début par ce ton si familier et ce style clairement parlé, puis finalement je mis suis habituée
car il fait partie intégrante du personnage d'Holden. Son histoire, qu'il nous relate ici, est très touchante car elle est le témoignage d'un adolescent à la dérive. Au fil des pages, on voit ce
garçon s'enfoncer de plus de plus vers une certaine mélancolie et dépression. Tout devient pour lui détestable, il n'a plus foi en son propre avenir, les seules personnes auxquelles il s'accroche
sont son frère décédé et sa petite soeur. Certaines personnes comme M. Antolini, n'hésitent pas à lui venir en aide mais Holden reste assez borné et ne fait qu'acquiescer sans plus.
Holden est conscient qu'il dérape puisque c'est lui qui nous raconte son histoire. De tout cela il ne tira qu'une conclusion: "Tout ce que je sais, c'est que tous ceux dont j'ai parlé me
manquent pour ainsi dire. C'est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer".
L'attrape coeur est incontestablement un roman fort et
Holden le parfait symbole de l'anti-héro.

Mots-clés: adolescence, dérive, New York, doutes...
Par **Fleur**
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Publié dans : Littérature Etrangère
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Mardi 9 mars 2010
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11:05
Le Rocher de Montmartre de Joanne Harris
Editeur : Points
Parution: novembre 2009
Nombre de pages: 633
ISBN-10: 2757812750
Présentation de l'éditeur:
D'un simple claquement de doigts, Zozie de l'Alba sait exactement qui ment, qui a peur, qui trompe sa femme et qui a des soucis d'argent. A peine entrée au Rocher de Montmartre, cette
chocolaterie étrangement fascinante malgré son aspect fané, elle flaire le mensonge. Annie, la fille de la propriétaire, ne laisse-t-elle pas derrière elle une vague traînée bleutée, comme des
ailes de papillons ?
Avis:


Lorsque B.O.B. a proposé un dimanche ce livre, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Ce roman est la suite du Chocolat, également adapté à l'écran
avec Juliette Binoche et Johnny Depp. Je n'ai pas lu le précédent livre mais j'ai vu et été séduite par le film. J'ai donc pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages: Vianne Rocher,
Anouk et Roux, mais aussi à faire la connaissance de nouveaux.
Il est indéniable que ce roman, tout comme le précédent, donne terriblement envie de se jetter sur toutes les formes de chocolat qui passeraient sous votre main. Comment résister
lors que pendant 600pages, on ne vous parle quasiment que de cela...
Vous l'aurez compris Le Rocher de Montmartre est un roman très agréable. On y parle aussi beaucoup de magie et d'ensorcellements donc il ne faut pas avoir peur de fermer les yeux, de se
laisser emporter et de mettre de côté son pragmatisme, sinon la lecture en deviendrait vite laborieuse.
Si ce roman m'a bien plu, je lui reprocherai cependant quelques longueurs. Il est construit selon 3 points de vue: celui de Vianne Rocher (soleil noire), Anouk (lune montante) et Zozie (le
jaguar), ce qui parfois entraînent certaines redondances et n'apporte pas de réelle plus-value au récit. De la même manière, j'ai eu parfois la désagréable impression de relire certaines choses
au sein même du récit de certains personnages. L'histoire aurait certainement donc gagné en intensité à être davantage plus condensée. Qu'à cela ne tienne malgré cet essoufflement, le roman n'en
est pas moins sympathique et nous interroge sur quelque chose de beaucoup plus profond: l'identité. En effet, d'un côté nous avons celle qui a du mal à s'accepter et préfère se fondre dans la
société (Vianne), celle qui se renie complètement et passe son temps à essayer de devenir quelqu'un d'autre (Zozie) et enfin celle qui se cherche et qui aurait besoin de s'assumer (Anouk). Trois
comportements différents qu'il est donc intéressant d'observer et de voir évoluer.
Si ce livre vous intéresse, je vous conseille d'abord de lire Le Chocolat ou à défaut de voir le film avant car on y fait beaucoup références au passé. Je vous laisse la Bande annonce
du film pour vous faire une petite idée...
Je remercie B.O.B. et Les éditions du Points pour cette
lecture.
Mots-Clés: magie, quête d'identité, mensonge, chocolat, Paris,enfance, traumastisme...
Par **Fleur**
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Publié dans : Littérature Etrangère
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Dimanche 28 février 2010
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13:24
Cela fait maintenant quelques semaines que je n'ai pas publié de poème, le temps passe trop vite. Aujourd'hui j'ai décidé non pas de vous présenter un poème à proprement parlé mais quelques
lignes d'un album jeunesse que j'ai lu pour le Read-A-Thon, je les trouve magnifiques et sensuels...
Une main qui se tend pour suivre
Ce rayon éclairant aujourd'hui ce bord clair de mes lignes
Un souffle que je sens le long de mon échine,
Une page qui se tourne déchirant le silence
Des yeux soyeux se posent et me font exister
Que j'aime la caresse des amoureux des Mots
Et mon coeur est immensede Nathalie Collon et Florent Espana
(photo ajoutée depuis l'onglet Flickr d'OB peut être retirée si l'ayant droit le souhaite)
Par **Fleur**
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Publié dans : Dimanche poétique
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Samedi 27 février 2010
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16:55
Petite Plume d'Eran Kroband
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Editeur :Robert Laffont
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Parution:janvier 2003
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Nombre de pages: 230
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ISBN-10: 2221097882
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Couverture du livre
Présentation de l'éditeur:
Ses ancêtres ont vécu pendant un siècle dans une vallée coupée du monde, où se mêlaient des Écossais émigrés et des Indiens Cheyennes. Mais un accident a détruit cette communauté de rêve, dont
Petite Plume est le seul survivant. Quand il découvre l’Amérique des prédicateurs et des hamburgers, Petite Plume a dix ans, des cheveux noirs rebelles, un étrange accent gaélique et porte des
tenues à la mode d’il y a cent ans. Il n’a jamais mangé de tablettes de chocolat, ignore la télévision et le téléphone, mais il cite La République de Platon et la Bible. Pour certains, Petite
Plume est une créature du diable ; pour les autres, un nouveau messie. Surtout, Petite Plume sait ouvrir le cœur des hommes en délivrant une sagesse sans sermon... Son sourire persiste en
nous
Avis: 


"Si le Petit Prince est votre livre de chevet, faites place à Petite Plume" telle est l'accroche du bandeau publicitaire de l'éditeur. Le Petit Prince étant mon livre avec un grand
M et un grand L, une amie a jugé bon de me mettre entre les mains ce roman. Premier constat, je ne vois pas trop le rapport avec le livre de St Exupéry... L'innocence de l'enfant? sa solitude?
son incompréhension du monde qui l'entoure et qui lui parait absurde? sont sans doute les éléments qui peuvent rapprocher ces deux romans mais la comparaison à mon sens s'arrête là.
Si bien sûr Petite Plume n'arrivera pas à la taille du Petit Prince pour moi, j'ai cependant passé un agréable moment de lecture. Le style est classique sans trop de chichis mais sans être non
plus mirobolant. C'est une lecture plutôt facile que j'ai d'ailleurs aperçue dans le rayon ado de ma bibliothèque. Et c'est vrai que ce roman s'y prête bien et peut convenir à ce type de
public.
Ce qui fait l'originalité et la force de ce roman, c'est son personnage central. En effet, Petite Plume de par ses réflexions innocentes, parfois emplies d'une profonde sagesse pour un si petit
garçon, nous fait tour à tour sourire, réfléchir et surtout nous attendrit. On ne peut que s'attacher à lui et la chute du roman ne peut que nous toucher.
Petite Plume, accompagné de son chat prénommé Tigre, c'est un peu un Indien dans la Ville (pour ceux qui ont vu le film). Il nous montre à quel point notre société de par ses
travers et son absurdité a perdu tout son sens et nous invite à percevoir le monde autrement. Fable utopique? Petite Plume l'est certainement !
Mots-Clés: Indien, adaptation, miracle, utopie, nature, religion, sagesse ...
Par **Fleur**
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Publié dans : Littérature Etrangère
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Mardi 23 février 2010
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20:17
Lettre à Joséphine - Fables des Iles
de Jean-Marc Wollscheid et Jimena Tello
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Editeur: Alzabane
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Collection : HIST.D'EN PENSE
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Parution: octobre 2009
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ISBN-10: 2359200011
A découvrir !
C'est de l'île de la Martinique, terre où naquit Joséphine, impératrice sous Napoléon Bonaparte, que s'inspire Jean-Marc Wollscheid pour écrire ses fables. Tel un Jean de La Fontaine des temps
modernes, il met en scène des animaux: "La grenouille et la cigale", "Le héron et la tortue" ou encore de curieux personnages forts sympathiques " Château du Père Lacour", "L'homme aux
volants"...
Ces fables sont pour moi une belle découverte. Elles possèdent un certain charme exotique et humoristique qui a su me convaincre et me transporter. Jean-Marie Wollscheid a su avec brio, je
trouve, mêler observations du monde qui l'entoure, poésie et moralité, offrant ainsi avec ce recueil quelques sagesses à méditer.
Concernant les illustrations (gouache + pastel?!) de Jimena Tello, elles sont très réussies. De couleurs chaudes, elle se marie très bien avec le thème des Antilles.
Pour finir je vous inviter à consulter le site de l'auteur, où vous y trouverez d'autres récits:
http://peintredesdom.centerblog.net/
et je vous livre un petit extrait d'une de mes fables mes préférées: "La chèvre et le piment"
[...]
La biquette courait pour un rien, s’enivrant de branches,
Sautillait entre les roches pour déclencher des avalanches,
Croquait les mangues puis les avocats goulues en revanche,
Insouciante chevrette, follette que rien n’arrête ou n’épanche…
Quand devant un arbuste, la chèvre sent cette odeur,
Elle est d'abord surprise de cette nouvelle senteur.
Puis, se recule pour admirer la plante et ses chaleurs,
Du jaune, du vert et du rouge en aguichantes couleurs.
[...]
La chèvre s'approche de l'arbuste et le hume,
Prend ses aises sans penser au rhume,
Croque le fruit rouge et l'assume. Puis s'enfume !
[...]
Souvent le danger nous guette, vil, écarlate,
Mais la tentation est grande de jouer de nos pattes,
Les couleurs jaunes, vertes, rouges sûrement nous appâtent,
Pimentant nos humbles destins,
D'expériences cuisantes et fort scélérates.
Je remercie
Les Editions Alzabane pour cette superbe découverte et Babelio .
Par **Fleur**
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Publié dans : Littérature Française
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